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Disponible dès maintenant : notre hotline sur l’initiative “pour l’autodétermination”

Près d'un Suisse sur deux ne sait pas ce qu'est le droit international. Un constat préoccupant en vue de la votation sur l'initiative de l’UDC "pour l'autodétermination". Opération Libero lance donc un dispositif d'information qui permettra aux citoyennes et citoyens de poser toutes leurs questions afin de se forger leur propre opinion et de prendre leur décision en connaissance de cause.

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Si, petit à petit, les électrices et les électeurs commencent à comprendre ce qui se cache derrière cette initiative, alors les promoteurs de ce texte auront un vrai problème. Pendant la campagne, il voudraient parler de tout et, surtout, de n’importe quoi - sauf évidemment du texte de l’initiative.

Ne perds donc pas ton temps, et détermine-toi. Plus on se penche sur l’initiative, plus on comprend qu’elle ne répond à aucun de ses objectifs.

Voici 6 raisons pour lesquelles l'initiative "pour l'autodétermination" est une mauvaise idée :

Rompre nos engagements ? Pas suisse du tout !

Tu loues un appartement ? Tu peux résilier le bail. Ce qui n'est pas possible, c'est de décider d'un jour à l'autre de ne plus payer le loyer - et donc de rompre unilatéralement le contrat de location. Pour bien vivre ensemble, nous devons pouvoir compter sur nos engagements respectifs. En latin, foederare signifie "ratifier un traité". Notre pays porte le nom de Confédération parce qu’il a été construit sur la base d’un traité : le Pacte fédéral. Par ce traité, les cantons confédérés se sont engagés à travailler ensemble pour le bien de tous. C'est précisément l'idée qui se trouve derrière tous les traités internationaux. L'initiative "pour l'autodétermination" veut que nous cessions de respecter et violons les engagements pris avec d'autres États. Cela ne serait pas suisse du tout.

Rompre nos engagements ? On se retrouve seul !

Le droit international est particulièrement important pour un petit pays comme la Suisse, qui ne peut défendre ses intérêts que si elle coopère avec d'autres États en signant des traités avec eux. Mais une Suisse qui viole systématiquement les traités n'est pas un partenaire fiable et risque donc de s'isoler. Est-ce que tu accepterais une promesse de la part de quelqu'un qui croise les doigts derrière son dos ? La Suisse n'est capable d'agir et, par conséquent, de garantir son autodétermination, que si elle est fiable. Cette initiative compromet notre capacité d'agir.

Rompre nos engagements ? Cela nuit gravement à la Suisse !

La Suisse a conclu plusieurs milliers d'accords internationaux. Nombre d'entre eux sont essentiels à notre économie et à notre prospérité. En tant que petit pays, notre bien-être dépend d'une économie ouverte et interconnectée. Cela implique de relations contractuelles stables, dont nous déterminons nous-mêmes les contenus. L'initiative "pour l'autodétermination" remet fondamentalement en cause la capacité d'action de la Suisse et crée une situation d'insécurité juridique. Cela envenimerait nos relations internationales, notre position de négociation par rapport à d'autres États, notre économie et notre prospérité.

L'UDC veut résilier des accords. Sans demander au peuple !

L'initiative n'est pas seulement une attaque contre la fiabilité de la Suisse, mais aussi contre les droits du peuple suisse dans le cadre de la démocratie directe. Imagine-toi : tu veux diminuer ton loyer et tu envoies un ami négocier avec la régie. Il n’y parvient pas. Du coup, il décide tout seul de résilier ton bail - et tu te retrouves à la rue !

L'initiative d'autodétermination prévoit quelque chose de semblable : elle donnerait aux autorités, “si nécessaire”, le droit de dénoncer des traités internationaux cruciaux sans consulter le peuple au préalable. L'initiative ne violerait donc pas seulement certains traités, mais elle en résilierait d'autres sans le consentement explicite du peuple ! Voilà un principe antidémocratique.

L'initiative "pour l'autodétermination" ? Une attaque aux droits humains !

La Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) nous garantit une protection minimale des droits humains : elle protège notre liberté d'expression, la liberté de la presse et de nombreuses autres libertés fondamentales sur lesquelles repose notre démocratie. Les droits humains sont également inscrits dans la Constitution fédérale. Cependant, notre constitution contient également des dispositions qui ne garantissent pas pleinement certains de ces droits. La CEDH nous offre une voie de recours supplémentaire pour la protection des nos droits fondamentaux. Elle renforce nos droits et nous protège, toi et moi, du pouvoir illimité de l'État. L'initiative "pour l'autodétermination" risque de nous priver de cette protection. En cas de doute, l’initiative entraînerait la résiliation de la CEDH - et nous priverait donc de nos droits.

L'initiative "pour l'autodétermination" sème le chaos !

L'initiative "pour l'autodétermination" est complexe et formulée de telle sorte que ses conséquences sont difficiles à prévoir. Ce que l'on peut dire avec certitude est qu'il s'agit d'un poison à action lente : les conséquences les plus graves ne seront pas immédiates mais arriveront avec l'insécurité qui s'installe avec le temps. L'insécurité de ne pas savoir si tes droits et mes droits seront protégés. L'insécurité pour les entrepreneurs et les investisseurs. L'insécurité pour nos partenaires étrangers. Notre réputation se dégraderait et notre marge de manoeuvre se rétrécirait. Un tel désordre n'est pas dans l'intérêt de la Suisse.

Tu trouveras davantage d’arguments sur le site http://operation-libero.ch/fr/nous-tenons-parole.
Nous te signalons également l’argumentaire de l'UDC.

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Merci pour ton engagement en faveur d’un NON le 25 novembre. Nous allons montrer que, en Suisse, il y a encore des femmes et des hommes qui tiennent leur parole.

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