NON à l’initiative hypocrite sur la neutralité le 27 septembre
NON à l'initiative hypocrite sur la neutralité le 27 septembre
Image originale : Jean Renggli, 1891. L’image a été retravaillée à l’aide de l’IA.
Introduction
Arguments
Non ! Voici pourquoi :
Quelles seraient les conséquences si l’UDC définissait la neutralité suisse à sa guise ? Nous avons rassemblé pour vousles principaux arguments en faveur du NON.
L’initiative vise à inscrire dans la Constitution une interprétation stricte de la neutralité suisse, conforme à la vision de Blocher. Elle ferait ainsi de la neutralité un principe absolu.
Or, une neutralité totale est impossible dans la réalité politique. Même l’inaction est un choix. La neutralité n’est donc pas un état figé, mais un instrument stratégique de la politique étrangère. Elle permet à la Suisse d’agir avec souplesse face aux conflits, aux crises et aux bouleversements géopolitiques, afin de défendre au mieux ses intérêts.
Un « oui » à cette initiative transformerait cet instrument éprouvé en un carcan rigide. La Suisse perdrait la marge de manœuvre indispensable pour répondre aux nouveaux défis et défendre efficacement ses intérêts.
Selon l’initiative, la Suisse ne pourrait coopérer avec des alliances militaires ou de défense qu’en cas d’attaque militaire contre son territoire ou si une telle attaque est imminente. Le Conseil fédéral, pourtant responsable de la politique étrangère, serait ainsi privé de la marge de manœuvre indispensable précisément au moment où elle est la plus nécessaire.
Or, notre sécurité ne se limite pas à la défense contre une attaque militaire. Les cyberattaques peuvent paralyser les réseaux électriques, les hôpitaux, les communications ou encore les systèmes de paiement. Pour faire face à ces menaces, il faut pouvoir les détecter suffisamment tôt et les combattre en coopération avec nos partenaires. Cela suppose une collaboration permanente en matière de sécurité, comprenant notamment des exercices aériens conjoints, des entraînements en cybersécurité et la police aérienne transfrontalière.
Interdire de telles coopérations rendrait la Suisse plus vulnérable aux attaques contre ses infrastructures critiques. Face à ce type de menaces, agir seul n’est tout simplement pas une option.
En acceptant l’initiative sur la neutralité, la Suisse tournerait le dos à ses partenaires européens. Dans un monde toujours plus instable et polarisé, des partenaires démocratiques fiables sont pourtant indispensables pour garantir notre sécurité et préserver notre indépendance.
En période de crise, la Suisse ne peut pas rester spectatrice. Elle doit défendre ses valeurs démocratiques aux côtés des États qui les partagent. Or, ces valeurs sont celles des démocraties européennes, et non des régimes autoritaires.
En refusant d’agir avec ses partenaires lorsque les circonstances l’exigent, la Suisse perdrait en crédibilité, en influence et en capacité à défendre ses propres intérêts.
L’acceptation de l’initiative sur la neutralité signifierait que la Suisse ne pourrait reprendre que les sanctions décidées par l’ONU. Concrètement, cela concernerait aujourd’hui notamment les sanctions adoptées par l’Union européenne contre la Russie en raison de sa guerre d’agression. Ce n’est pas un hasard si certains partis qualifient également cette initiative de « pro-Poutine ».
Cette situation serait particulièrement problématique, car le Conseil de sécurité de l’ONU est souvent paralysé face aux grands conflits internationaux. La Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis disposent d’un droit de veto leur permettant de bloquer des décisions contraignantes. Lorsqu’un de ces États est lui-même partie à un conflit, il peut empêcher l’adoption de sanctions à son encontre.
La conséquence serait que la Suisse ne pourrait plus faire de distinction entre un agresseur et un pays victime d’une attaque. Une telle indifférence reviendrait à un soutien tacite à l’agresseur. Elle enverrait un signal clair, observé aussi bien par les fauteurs de guerre que par nos partenaires.
Ce serait une capitulation morale qui coûterait à la Suisse sa crédibilité en tant que défenseure du droit international et de la démocratie.
La neutralité suisse telle que l’initiative la définit repose sur un amalgame qui a peu à voir avec la réalité historique de la Suisse. Graver cet amalgame dans la Constitution serait une erreur.
Personne ne peut prédire l’avenir. Pourquoi nous enfermer pour toujours dans une conception rigide de la neutralité ? Au cours de son histoire, la Suisse a toujours adapté sa politique de neutralité aux réalités internationales, de la Société des Nations aux sanctions, en passant par la coopération internationale. Elle doit pouvoir continuer à le faire.
La neutralité ne prend tout son sens que lorsqu’elle s’accompagne des bons offices, de l’engagement humanitaire, de la défense du droit international et de la coopération avec nos partenaires.
Une telle modification constitutionnelle mettrait la neutralité en contradiction avec les intérêts de notre pays.
L’initiative sur la neutralité veut inscrire dans la Constitution une conception de la neutralité qui entre en contradiction avec le but fondamental de notre Constitution fédérale. L’article 2 engage la Confédération à protéger la liberté et les droits du peuple, à préserver l’indépendance et la sécurité du pays, ainsi qu’à œuvrer en faveur d’un ordre international pacifique et juste.
En tant que petit État, la Suisse dépend du respect de l’interdiction du recours à la force inscrite dans le droit international. Cette règle protège l’indépendance et la sécurité de tous les États, y compris les nôtres.
Être neutre ne signifie pas mettre le droit et l’injustice sur un même plan. Interdire à la Suisse de réagir de manière autonome face à une violation manifeste de l’interdiction du recours à la force affaiblirait l’ordre international dont elle dépend elle aussi.
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Événements
PRESSURE TEST Zurich : la neutralité aujourd'hui
Ne manquez pas le « PRESSURE TEST » le 23 août au Moods à Zurich : Dominic Deville ouvrira le débat avec un tour d'horizon satirique, puis Lukas Häuptli (Republik) soumettra la neutralité actuelle à l'épreuve du feu lors d'une discussion avec Flavia von Meiss (diplomate au DFAE/Direction du droit international public), Georg Häsler (NZZ/colonel SCOS, Armée suisse) et Lisa Marchon (coprésidente d'Opération Libero). Le débat sera ensuite ouvert au public. L'événement se déroulera en allemand. Billets en vente.
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La série de cartes postales « Est-ce neutre ? »
La Suisse est neutre. Très bien. Mais entre cette prétention et la réalité, il y a parfois un fossé. Avec l'artiste britannique Oliver Griffin, nous avons donc replongé dans notre histoire en nous posant une question toute simple : « Est-ce neutre ? »
De cette réflexion est née une série de neuf cartes postales oniriques. Leurs images idylliques contrastent avec des événements, des décisions et des prises de position qui ont marqué l’histoire de la Suisse. Une manière de bousculer notre récit national et de questionner notre conception de la neutralité.
La série complète est disponible en exclusivité dans notre boutique. En l’achetant, vous soutenez notre campagne du NON à l’initiative sur la neutralité.
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Salut, Christoph Blocher et "Pro Suisse" lancent une nouvelle initiative. Cette fois, ils veulent redéfinir la neutralité suisse à sa sauce et l’inscrire dans la Constitution. Rien que ça !
Jetez un œil à la campagne d’Opération Libero : www.operation-libero.ch/fr/non-a-l-initiative-sur-la-neutralite. Et surtout, n’oubliez pas : le 27 septembre, votez NON !
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Crédits
Héroïnes et héros
Nous remercions toutes ces héroïnes et tous ces héros incroyablement fabuleux qui collaborent avec nous à cette campagne. Quelle équipe de ninjas !
Comité directeur d'Opération Libero
Militant·e·s d'Opération Libero
Secrétariat d'Opération Libero
Prestataires externes
Ennio Cadau Conception et texte
Rio Basel Graphisme et design
Oliver Griffin Œuvre d'art carte postale