Baiser contre Ecopop 2.0

Contre Ecopop 2.0

Protégeons-nous contre la xénophobie-UDC

En février 2024, l'UDC a annoncé avoir recueilli en un temps record les signatures nécessaires pour son initiative raciste sur le "développement durable". Tout cela est une fois de plus un cheval de Troie pour inciter à la haine contre les personnes de nationalité étrangère et pour stopper l'immigration. Cette fois-ci au nom de l'environnement et de la durabilité.

Un déjà-vu ? Bien-sûr ! En 2014, nous avons déjà voté sur l'initiative Ecopop. Mais les électrices et électeurs ne sont pas tombés dans le panneau et ont rejeté l'initiative avec 74% de ”non”. Opération Libero avait participé à la campagne en distribuant des milliers de préservatifs - une protection bien plus efficace contre “la hausse démographique”.

L'initiative Ecopop 2.0 marquerait la fin certaine de la libre circulation des personnes (plus d'informations sur Ecopop 2.0 ici). Grâce à elle, nous pouvons choisir librement où nous voulons vivre, s'aimer et travailler en Europe. Cette liberté doit être protégée. Une fois de plus, nous devons défendre la Suisse ouverte et ses acquis en matière de liberté contre l'UDC.

La distribution de préservatifs ne suffit pas. Nous souhaitons mettre sur pied une campagne qui mobilise le grand public. Nous allons démonter les contre-vérités de l’UDC une par unes. Êtes-vous prêt·e à soutenir notre démarche ?

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Avec sa soi-disant "initiative sur la durabilité", l'UDC veut une fois de plus mettre un terme à l'immigration. Cette fois, elle veut rendre sa politique xénophobe présentable au nom de la durabilité. L'initiative s'en prend aux étranger·es en les désignant comme boucs émissaires pour des problèmes internes dans les domaines de l'aménagement du territoire, de la mobilité ou de la protection de l'environnement.

L'initiative marquerait la fin certaine de la libre circulation des personnes avec l'Union européenne. Grâce à celle-ci, nous pouvons choisir librement où nous voulons vivre, aimer et travailler en Europe. De plus, la Suisse devrait gérer l'accès au domaine de l'asile de manière encore beaucoup plus restrictive qu'aujourd'hui. Cela va à l'encontre de notre vision d'une politique migratoire libérale. Nous devons défendre la Suisse ouverte et ses acquis en matière de liberté contre l'UDC. Et en même temps, rendre la Suisse encore plus ouverte et progressiste, par exemple avec l'initiative pour la démocratie et l'Initiative Europe.

Limiter l'immigration au nom du développement durable - il y a déjà eu quelque chose ? Exactement, en 2014, la même chose a été tentée avec l'initiative Ecopop. Sous le slogan "Baiser contre Ecopop. Prévenir le désastre", nous combattions alors, en tant que mouvement fraîchement créé, cette initiative prétendument durable mais en réalité xénophobe. Nous avions distribué 30 000 préservatifs et l'initiative a été rejetée par 74% des votants. Nous devons maintenant faire de même avec Ecopop 2.0 de l'UDC.

La Suisse n'est pas à l'étroit, tout au plus dans l'esprit de ceux qui veulent rendre les étranger·es responsables des problèmes faits maison. En comparaison avec les exigences très fortement accrues des personnes déjà présentes (par exemple dans le domaine de la mobilité et du logement), la croissance démographique due à l'immigration est un facteur presque négligeable de pression sur les ressources du pays. Le fait est que : Il y a encore beaucoup de place en Suisse. Ce qu'il faut, c'est une planification efficace de nos ressources et de nos infrastructures. Au travail !

L'immigration apporte à la Suisse diversité et prospérité - c'est prouvé. Pourquoi devrions-nous la limiter à pratiquement zéro simplement parce que le populisme de droite mène une politique de bouc émissaire au détriment des immigré·es ? Nous nous réjouissons d'une Suisse de 10 millions d'habitant·es qui, grâce à une planification efficace des ressources (aménagement du territoire, mobilité, protection de l'environnement, etc.), assurera encore plus de prospérité et de diversité. Pour cela, nous devons dépasser le stade de la politique du bouc émissaire et promouvoir des mesures qui contribuent à la densification des villes, à une mobilité porteuse d'avenir et à la protection de notre environnement. Dans ce cas, la Suisse a encore ses meilleurs jours devant elle.

L'UDC ne s'intéresse pas à la durabilité, ou alors qui vient de combattre la loi climat ? Ceux qui répartissent la responsabilité de la pollution non pas en fonction du mode de vie, mais en fonction de l'origine, agissent de manière xénophobe. L'étalement urbain doit être combattu par l'aménagement du territoire, les trains bondés par la politique des transports, la hausse des prix du logement par la politique du logement, la pollution et le changement climatique par la politique environnementale. L'UDC a toujours la même réponse à tout cela : limiter l'immigration. C'est du populisme à l'état pur.

Par la politique des transports, l'aménagement du territoire, la politique du logement, la planification efficace des ressources, la politique environnementale, la promotion de l'innovation, you name it. Certainement pas avec une politique populiste et xénophobe.

En 2014, nous avons mené l'une de nos premières campagnes de votation sous le slogan "Baiser contre Ecopop. Prévenir le désastre", nous avons combattu cette initiative prétendument durable, mais en fait xénophobe. Point culminant de la campagne : dans les villes de Berne, Bâle, Bienne, Fribourg, Genève, Lausanne, Lucerne, Winterthour et Zurich, nous avons distribué au total environ 30 000 préservatifs.

Et le désastre a effectivement pu être évité : L'initiative Ecopop a été balayée avec un impressionnant résultat de 74%. Les Suissesses et les Suisses ne se sont pas laissés piéger et ont compris que l'initiative Ecopop était une attaque mal déguisée contre l’ouverture internationale de la Suisse et qu'elle était en fin de compte, comme toujours, simplement dirigée contre les personnes de nationalité étrangère - tout comme aujourd'hui l’est “l’initiative sur la durabilité".

Ecopop 2.0