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Migration

Autorisation de principe, interdiction à titre exceptionnel

Notre politique migratoire actuelle est contraire à la vision d’une Suisse terre d’opportunités. Nous nous engageons en faveur d’une politique migratoire libérale : la migration devrait être autorisée en principe, et n'être interdite qu'à titre exceptionnel.

Le droit à la migration, tout comme le droit de la citoyenneté, détermine qui a accès à la pleine appartenance à une communauté et sous quelles conditions. La liberté de circulation est une question libérale, car elle place la liberté de chaque individu au centre. La liberté de circulation permet de plus à l’individu d’améliorer substantiellement ses conditions de vie par ses propres efforts, plutôt que d’être soumis au hasard trop souvent décisif de son lieu de naissance.

La liberté de mouvement constitue un droit fondamental garanti par la Constitution fédérale. Elle est également la condition préalable à la réalisation d’autres droits fondamentaux (famille, amour, libre choix de la profession, etc.). La liberté de mouvement globale constitue également un droit fondamental d'un point de vue libéral et, en tant que tel, ne peut être limitée que sous certaines conditions.

Pour cette raison, la migration devrait être autorisée en principe et seulement interdite dans des cas exceptionnels.

La première étape d’une politique migratoire libérale est d’améliorer le sort de celles et ceux qui n’ont pas d’autre choix que de migrer : les réfugié·es. Cette première étape requiert courage et volonté de la part des acteurs politiques. Car la migration est encore trop souvent perçue comme une perturbation temporaire de l'ordre naturel. Les acteurs politiques prétendent ainsi pouvoir ramener la migration sous le contrôle de l'État afin de maintenir l'illusion d'une société soudée par une origine commune.

C'est la raison pour laquelle notre engagement en faveur d’une politique migratoire libérale est indispensable. Car tout comme en matière de citoyenneté, les acteurs politiques traditionnels n'ont guère d’intérêt à s'engager en faveur des personnes migrantes, d'autant plus qu'il ne s'agit pas de leur électorat.

La migration devrait être autorisée en principe et seulement interdite dans des cas exceptionnels.

La fin du système d'économie planifiée pour les personnes migrantes originaires de pays tiers ou de pays non membres de l'UE/AELE.

La libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne doit être maintenue.

Une politique migratoire libérale devrait améliorer le sort des personnes qui fuient leur pays en raison d’un conflit ou de persécutions. En coopération avec les pays européens, nous devons mettre en place la création de voies légales de migration, c’est-à-dire la possibilité de demander une protection dans un État européen sans devoir préalablement faire appel à des trafiquants et risquer sa vie.

Nous demandons la régularisation collective des personnes sans-papiers, la libéralisation du regroupement familial, une réforme du système de Dublin ainsi que la libéralisation progressive de la migration en provenance des pays tiers.